Démarche

Je considère les pratiques artistiques comme une possibilité de transformation de l’être. Idéalement, comme un moyen d’élévation vers une partie plus consciente de soi même.

L’intérêt de l’art, dans ma vision, est qu’il peut échapper à la question du jugement pour se consacrer à la notion de sens caché qui émerge d’une œuvre. Le phénomène cathartique [ défini parfois comme processus de sublimation des passions et des pulsions ] m’intéresse beaucoup puisqu’il peut permettre une meilleure compréhension, voir même une libération de notre conditionnement mental et sociétal.

Platon considérait la catharsis , d’un point de vu scénique, comme un danger, en ce sens que le spectateur était amené à s’identifier aux personnages et aux œuvres qui se présentaient à lui. L’identification plutôt que la libération donc.

C’est pourquoi ma démarche se situe essentiellement dans un état de réceptivité au vide. En effet, cet espace ne se conquière pas, ne se domine pas, il nous est impossible d’avoir prise sur lui, car il n’a pas vraiment de substance, et pourtant, il nous est possible de le convoquer, d’y jouer, d’y rester, mais à aucun moment nous ne pourrons le posséder.

Footballeur, j’ai découvert la danse dans un jardin public en 2006. J’ai par la suite beaucoup évolué dans le domaine de la performance dans l’espace public. Formé à la Technique Alexander et à divers courants de danse contemporaine [Niolais, Buto…] je suis également nourri d’expériences dans le domaine des arts thérapeutiques, en France et à l’étranger [ Maroc et Mexique ], que j’intègre dans ma pratique.

Quelques références bibliographiques et autres qui nourrissent ma démarche et que j’avais envie de partager ici.

Roland Gori revient sur les idées fortes de son ouvrage « La fabrique des imposteurs ». Un regard passionnant pour comprendre comment les injonctions à la normalité forment aujourd’hui une société de mensonge et des conséquences qui en découlent.

« Le Héros aux mille et un visages » de Joseph Campbell. Un livre initiatique à la rencontre des mythes du monde entier nous incitant à regarder cette profusion historique comme une invitation à mieux nous connaître et, pourquoi pas, percer notre propre mystère.

« Danser sa vie. Art et danse de 1900 à nous jours ». Sous la direction de Christine Macel et Emma Lavigne édité par le Centre Georges Pompidou. Un livre de 300 pages, très illustré et très bien documenté dont le titre est assez évocateur…

%d blogueurs aiment cette page :